La tour de Montsalès, une vieille dame...

Géraud de Cardaillac a édifié le château en 1269, mais la Tour ne fut érigée qu’au XIVème siècle.
Les Balaguier développèrent le château et adjoignirent un escalier hélicoïdal confortable contre la tour (aujourd’hui disparu), alors que la construction initiale dotait ce donjon d’un « escalier engagé ».
Peut-être, Alexandre de Crussol d’Uzès, dernier occupant du château eut-il quelques regrets d’avoir vendu les pierres de son château en désuétude à Adrien Latapie : lui-même les revendit et permit de construire Montsalès au XVIIIème siècle.
Durant les guerres de 1914/18 et 1939/45, les édiles de Montsalès avaient d’autres priorités que celles de restaurer une tour qui avait perdu son toit.
Dans l’urgence, après l’avoir écrêté en jetant les pierres de la démolition à l’intérieur de la salle du niveau supérieur et de l’escalier, ils réalisèrent une chape en ciment qui permit d’attendre des jours meilleurs pour envisager la réfection du toit.

La tour écrêtée, au début des années 2000.

Une vieille dame désormais rajeunie !

Le Conseil Municipal piloté par Monsieur Robert Breil eut le courage de rechercher les financements nécessaires à la restauration de l’ouvrage. Les travaux furent engagés en 2006 et se terminèrent en 2008.
Aidée par des subventions de l’Etat et du Département, la commune de Montsalès s’endetta raisonnablement et réussit fièrement à redonner l’aspect de la toiture d’origine.

Une nouvelle vie commence !

L’édifice désormais restauré fut alors prêté à l’association « La Tour de Montsalès » afin d’y présenter des expositions d’Arts plastiques, d’Arts Appliqués et d’Architecture.
Les statuts de cette association furent déposés par Colette Bessac-Lefranc membre du conseil municipal de l’époque et Daniel Lefranc, artiste et acteur passionné dans « la valorisation de l’histoire du patrimoine de Montsalès, au service de la réhabilitation de La Tour médiévale ».
Ils furent aidés pendant leur mandat associatif par monsieur Benoît Marty maire actuel de la commune et par messieurs Coste et Masbou, conseillers départementaux de l’Aveyron.